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 DU BREVET AU BAC :: ETUDES THEMATIQUES - TPE - :: Le rire de l'ogre, Pierre Péju, étude de l'oeuvre

Le rire de l'ogre, Pierre Péju, étude de l'oeuvre

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vanessa Tle ES





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MessageSujet: Le rire de l'ogre, Pierre Péju, étude de l'oeuvre  Posté leSam Jan 24, 2015 12:13 pm Répondre en citant











Le rire de l’ogre, Pierre Péju

Intro: Résumé du roman









Pierre Péju/ Le rire de l'ogre:





Pierre Péju est passionné par le conte et la littérature romantique allemande. Il est germaniste et traducteur de certains textes allemands.


Le « Rire de l’Ogre » est paru en 2005 : c’est une traversée du XXème siècle pour donner un éclairage sur les conséquences de la seconde guerre mondiale et ses horreurs. L’ambition du roman est importante, il passe de l’été 1941 à 2037. Il permet de raconter l’histoire d’un siècle à travers le destin de Paul Marleau (narrateur et personnage principal).


Le roman s’ouvre sur le voyage en Allemagne de Paul adolescent (16ans) et se clôt sur la grande vieillesse, la solitude et la mort presque un siècle après.


Le livre débute par un prologue : conte à valeur symbolique. Il éclaire le roman et le thème principal : le Mal. L’épilogue reprend le conte pour en éclairer rétrospectivement l’histoire.

L’apologue est là pour nous donner une morale. PP spécialiste du conte donne dans ses romans des cartes ou les romans sont « cartes modernes ».


Le conte est présent pour alerter sur les thèmes principaux du livre : le thème de la guerre est partout ainsi que la métamorphose des hommes pendant la guerre (Moritz, Lafontaine), les choix, les responsabilités, la contamination du Mal. Le thème de l’enfance : l’innocence face à l’ambiguïté de l’homme adulte. Dans la première partie massacre des innocents. Le thème de la psychologie humaine : le rapport de l’homme avec les démons intérieurs (Ogre) et le plaisir de l’homme pour le Mal. Le Mal a une part en chaque homme, « Qu’est-ce que l’homme » : inhumanité en lui.


Clara est présente à travers la jeune fille : elle traque le Mal pour comprendre→ sa propre destruction comme une vieille femme aux yeux vides dans le conte. Le thème du sens de la vie, coté absurde et dérisoire de la vie humaine se terminant par la solitude, la vieillesse et l’incommunicabilité.

Le Rire de l’Ogre = rire amer et désespéré





Résumé du Roman :




Partie 1 : composé de 7 chapitre. Une structure complexe formée d’alternance entre le récit de Paul et les retours en arrière replongeant dans l’été 1941 (narrateur omniscient, 3ème personne) ; l’histoire de M. Lafontaine (médecin) et Moritz (lieutenant) pendant la guerre en Ukraine. Une partie dans une atmosphère loure montre que l’Allemagne (Clara) et la France (Paul) garde les conséquences de la seconde guerre mondiale. La vie des ados est contaminée par les horreurs des générations précédentes.


Chapitre 3 : « le malheur à retardement ». Le présent + la rencontre des 2 personnages principaux. Les 2 ados, Paul et Clara sont chacun traumatisé dans l’enfance par la seconde guerre mondiale :

-Paul : son père était résistant mais a été assassiné à ses 12ans (conséquences de la résistance) mais ce n’est pas la clé de la mort.



-Clara : son père est médecin originaire de Kehlstein à participer à l’extermination des juifs en Ukraine. Il essaie de sauver les enfants en sélectionnant ceux qui allaient mourir tout de suite et les autres. Il sacrifie son interprète avec qui il était très proche : « Clara »→ culpabilité. Sa fille porte le fardeau de cela. Sa mère a subi les bombardements des villes allemandes, sa famille a été décimée, elle devient folle. M. Lafontaine (épouse cette femme pour se racheter. Elle ne s’occupe pas de sa fille : inconscience : Clara est élevée par son père, et elle est témoin de la naissance et de la mort : c’est une enfance particulière avec la sauvagerie, la prise de conscience très jeune de la douleur, le Mal, les maladies → elle ne peut pas développer une vie stable. La langue allemande = la langue du Mal. Clara se singularise, elle est attirée par Paul lui aussi singulier, elle l’initie, raconte l’histoire de Moritz (Ogre)

=> Thème des mains conservant la mémoire de leurs actes.


Pendant cet été, Paul perd son innocence avec son voyage initiatique car il est obligé de se confronter à ses peurs, aux malaises, à la violence et à la différence.

Chacun veut oublier les horreurs à travers l’art qui est un mode d’expression, de réparation :


Clara photographie et filme et Paul dessine. Ils reconnaissent leurs blessures mutuelles et tombent amoureux mais c’est un amour torturé et impossible. C’est la révélation du Mal.

=> Les deux personnages principaux au destin tragique et subissent les conséquences de la guerre. PP pose le problème de la mémoire en Allemagne : comment vivre avec la culpabilité ? Il montre à travers Moritz et Lafontaine : le Mal complexe qui touche tous les hommes et renvoie à la responsabilité et la capacité d’être un homme (sacrifice et refus) pose le problème de l’individu face au collectif.


Partie 2 : construite sur des ellipses du printemps 1964 à Paris jusqu’en 2037 dans le Vercors. Cette période est ponctuée par de grands événements de 1950 à 2000 : guerre d’Algérie, 1968, les différents conflits du XXéme siècle, (Clara va sur tous les lieux conflits : Vietnam, Moyen-Orient).

Période 1964-1968 : 3 chapitres puis 1972, 1982, 1987, 1989 et 2037. Il y a évocation de lieux divers : Paris, Lyon, Vercors, le Trièves, Allemagne, et les USA (Clara), les lieux de conflit, la Provence et Rhodes (dernière rencontre). Le roman se clôt dans le Vercors.

Il y a de nombreux personnages et importants la mère de Paul et l’oncle Edouard (il recueille Paul après la mort de son père).


Partie II, Chapitre 1: histoire du père, personnalité de l’oncle (personne ambiguë). Kunz (prof de philo, grand rôle) a vécu le problème de la guerre et du Mal (en Algérie). Il a une relation amoureuse avec Clara.

Chapitre mai 68 : les destins se précisent. Paul a la vocation artistique (révolte étudiante) rencontre Jeanne (personnage le plus lumineux du roman) et le personnage de Léon (concierge de l’hôtel) commence à dévoiler l’assassinat du père. Lui + Edouard=collabos. La fortune d’Edouard s’est bâtie sur les richesses des juifs. Période 1968, quelques difficultés entre Clara et Paul= jamais histoire d’Amour. Paul part dans le Vercors et effectue un changement de vie (chap 3 part 2). Il rencontre Philibert Dodds et a sa vocation pour la sculpture.

Vercors symbolise la résistance et le père. Ce 1er voyage est important mais bref, il ne dure que quelques mois. Quand Paul revient à Paris, il s’installe avec Jeanne. Le chapitre 4 (part 2) démarre sur une ellipse 4 ans plus tard en 1972 la vie de Paul est transformée : il vit et est marié à Jeanne « sang d’eau ». Il pratique la sculpture qui est un mode d’expression de ses angoisses. I a un tournant affectif, artistique et professionnel  il entre dans l’âge adulte (éloignement de la mère). Il quitte Paris après que Clara le quitte après l’avortement. « Partons Jeanne » = un départ vers un vie nouvelle, fin de sa jeunesse.


Le chapitre 5 : « Fêlures » s’ouvre 10 ans plus tard en 1982. Paul est adulte, il a 35ans. Il est un sculpteur reconnu, artiste important de sa génération. Il exorcise son passé, ses angoisses, son voyage en Allemagne à travers la sculpture ; il chasse « les vieux démons » p.238. Un sculpture intitulée « le rire de l’ogre » est l’histoire de Moritz. C’est un art figuratif. PP décrit précisément l’art et la sculpture (rencontre avec Catherine Mamet).

Paul s’installe dans le Trièves (=Terre de Giono), Dodds présente cette région (p.230-231) ; le mont aiguille est une source d’inspiration pour Paul.



Il a enfin une vie de famille plutôt tranquille, Jeanne le convertit au bonheur, ils ont deux enfants : Eugène et Camille, Jeanne est devenue sage-femme elle aide à donner la vie (symbole). A la fin du chapitre Paul a des nouvelles de Clara par le journal « Match » p.241. Elle est devenue photographe reconnu  ombre  elle photographie les hommes sur des champs de bataille  capter la terreur, l’horreur. Elle va couvrir toutes les guerres.

Paul rend visite à Kunz (p.252) lors d’une exposition pour prendre des nouvelles de Clara. Il découvre alors Arianne la fille de Kunz et Clara qui la retenu pendant un temps à Paris mais cette dernière la finalement laissé à Kunz. Il y a un retour sur la vie de Clara.


Contrairement à Paul, elle ne s’est jamais remise de son enfance et de la guerre.




Le chapitre 6 : « la renarde » est une ellipse en 1987. Paul est véritablement reconnu, son arrivée au sommet a mis 20ans. Il a aujourd’hui 40 ans et est en pleine crise car Clara revient dans sa vie. Il bascule dans le passé, Clara lui révèle la vérité sur la mort de son père, elle a fait une enquête auprès de Léon qui est un être vil, abject mais il n’a rien voulu savoir. Léon est une figure qui ressurgit du passé avec ses démons (discours extrême droite), Léon hait les juifs, les homosexuelles et est pour la déportation. Clara est la révélatrice et elle ne supporte pas qu’il occulte la vérité. Il y a alors une ellipse de quelques semaines qui amène à la confrontation avec Léon qui révèle à Paul la vérité sur la collaboration de son oncle Edouard (il était collabo et profitait des arrestations des juifs pour spolier leurs biens). Pour Paul c’est un drame son oncle qui a sauvé son père, l’évasion était une mise en scène. Son père qui avait alors une dette envers son oncle sauve celui-ci lors des arrestations et des jugements des collabos (p.273). Edouard fait ensuite assassiné son père par Léon.

C’est un chapitre important car Edouard symbolise l’ambiguïté humaine : salaud/cœur + sentiments. Il montre la double face de l’homme. Blaise Pascal : « L’homme qui est à la fois un prodige […] en même temps un verre de terre, monstre, etc. » Paul est lui-même capable du pire : il massacre Léon et rend visite à son oncle avec la volonté de le tuer. La lumière est enfin faite sur son histoire. Pour guérir il a maintenant besoin de Jeanne et de ses enfants. Le chapitre se termine sur une ballade dans les bois comme la ballade en Allemagne.


Le chapitre 7 : « Trop tard » commence avec une ellipse de 11 ans, le récit continu donc en 1999. C’est la fin d’histoire entre Clara et Paul, il se retrouve à Rhodes. Chapitre bref pour faire une sculpture en mémoire des juifs de Rhodes (jamais terminée). Clara à 54 ans, elle a beaucoup changée et elle se détruit (son corps est atteint), lors de la rencontre elle est ivre. Il y a aussi un échec, le monument de Paul est brisé, sali. Les photographie de Clara ne change pas la face du monde l’art ne fait pas changer la réalité. Leur histoire se termine sur de l’amertume, un échec. Le roman est désespéré, pessimiste : sous les illusions de paix il y a toujours la violence et la reprise possible des horreurs. Le roman nous montre qu’il n’y a PAS DE LECONS DE L’HISTOIRE (et l’homme recommence sans cesse le Mal  voir conte de la fin)

Le dernier chapitre « la dernière bataille » se passe pendant l’été 2037. C’est le désastre de la vie humaine. Paul est dans une extrême vieillesse. Il n’a plus aucune illusion, il est seul, vit dans la maison de Dodds et a vu mourir tous ceux qu’il aimait. Il y a des retours sur les morts de Jeanne (cancer), de Dodds (accident de voiture), de sa mère, de Clara (pendant une bataille), de Kunz (suicide après le départ de sa fille). Les enfants sont partis et ne voient plus leurs vieux parents. Les rapports parents/enfants : impossibilité de communiquer, séparation.

Plus personne ne l’attend et envisage la mort mangé par des chiens.





Synthèse :

personnages : roman traditionnel. Registre principal : réaliste, les personnages sont nettement identifiés pas des noms donnés (avec des valeurs symboliques). Paul et Clara sont lié par leurs noms (consonance française). P. Marleau : personnage principal narrateur, point de vue interne sauf en Ukraine (point de vie omniscient, récit du père de Clara). PP raconte par l’intermédiaire des aventures individuelles le mouvement de toute une société à une époque donnée. Les personnages sont porteurs de l’histoire collective et de la conception humaniste de la psycho humaine (bien/Mal). La modernité a une part d’inconscient en eux, l’homme régit par des forces qui le dépassent. Ex : Clara porte l’histoire de son père t n’arrive pas à dépasser cette histoire  elle fuit sans arrêt. Paul a de fortes violences en lui contre Léon, Edouard, avec Clara mais pas Jeanne.

Tous les personnages sont paradoxaux, aucun n’échappe au Mal sauf Jeanne.



-Les personnages secondaires : Kunz, Dodds, Edouard, Léon, la mère, la corres ont un rapport avec la guerre et la Mal. A travers Lafontaine et Kunz il y a des interrogations sur la culture : même très cultivé ils commentent des horreurs.

-vision du monde : PP travaille la documentation pour le passage sur l’Ukraine. Il n’est pas le seul à se pencher sur l’Europe de l’Est. « les bienveillantes » Johnattan Little et Patrick Desbois.



Source
http://oral-francais-premiere.over-blog.com/article-66793.html


Dernière édition par vanessa Tle ES le Lun Jan 26, 2015 1:56 pm; édité 2 fois

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MessageSujet: Le rire de l'ogre, Pierre Péju, étude de l'oeuvre  Posté leSam Jan 24, 2015 12:15 pm Répondre en citant

bonne lecture les amis

c'est un super livre Lol

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